
L’Écho du 1%
Offset
À propos
Les médias privés se rangent dans les portefeuilles des grandes fortunes, qui en font des porte-voix de leurs propres intérêts. Peu importe si l’achat n’est pas rentable : posséder un journal, une fréquence, une chaîne ou un réseau social, c’est disposer d’un outil d’influence bien plus précieux que n’importe quel bilan comptable. Leur ligne éditoriale s’infiltre dans la société jusqu’à devenir du sens commun. Ils déplacent la fenêtre d’Overton jusqu’à ce que l’horizon leur soit favorable.
L’engrenage dépasse le simple cadre des idées : il façonne aussi les acteurs du jeu. Dans ce mécanisme d’influence, les éditorialistes de plateaux et les politiques sont piégés dans un pacte qu’ils ne peuvent rompre.
Les premiers obéissent aux logiques d’audience, exhibés comme des têtes de gondole qu’on déplace au gré des modes. Les seconds dépendent de cette même exposition médiatique pour exister. Chacun s’accroche à l’autre, prisonnier d’un cercle vicieux : répéter, commenter, occuper l’espace. Impossible d’en sortir sans disparaître : alors tous avancent ensemble dans cette farandole médiatique.
Notre système médiatique se retrouve encerclé par des chiens qui aboient sur les autres alternatives jusqu’à les rendre inconcevables.